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Informations générales sur la danse et les artistes présentés en classe.

Le métissage en danse- entre les arts

Chaque classe bénéficie de 2 à 3 interventions théoriques sur le thème « quand la danse abolit les frontières ». Nous explorons la notion de métissage dans la danse contemporaine, en lien avec la programmation (encore secrète !) de la 21ème édition du Festival de Marseille. Celle-ci, qui commencera le 24 juin 2016, proposera un voyage dans la diversité et la richesse de la création internationale.

Avec les enfants, se pencher sur la question du métissage en danse permet d’aborder des thèmes plus généraux : comment, en mélangeant les influences, les origines, peut-on se créer une nouvelle identité, dépasser les limites et rapprocher les peuples et les individus ? Nous travaillons à partir d’extraits vidéos que nous analysons ensemble, en terme de mouvements, d’émotions, d’imagination…

Dans un premier temps, nous abordons avec les classes, de la grande section de maternelle jusqu’au lycée, la question de la frontière entre les arts, que se plait à dynamiter la danse contemporaine (le nom complet du Festival est bien Festival de Marseille_ danse et arts multiples).  Nous avons par exemple étudié Maguy Marin, qui rend hommage à l’auteur de théâtre Samuel Beckett à travers May B, ou encore Tezuka, un spectacle de Sidi Larbi Cherkaoui accueilli en 2012 au Festival, syncrétisme entre danse, arts martiaux, arts visuels (peinture, calligraphie, bande dessinée) et vidéo.

La question de la vidéo est incontournable dans la danse d’aujourd’hui. Le célèbre chorégraphe William Forsythe dit ainsi de youtube qu’il est un formidable outil d’inspiration et de partage des créations. Ce qui mettait parfois plusieurs décennies à se diffuser d’un continent à l’autre devient viral en peu de temps, les vidéos repartagées permettent à des danseurs de créer, modifier et faire évoluer des danses de manière très rapide. L’exemple du harlem Shake est à ce titre frappant. Non-stop, alias Marquese Scott, a ainsi été l’un de ses danseurs youtubeurs à diffuser ses mouvements de dubstep.

Un danseur qui suscite un franc enthousiasme auprès des enfants et surtout des adolescents…

 

Le métissage : entre le passé et le présent

La danse n’a pas attendu youtube pour partager des mouvements, des influences et des cultures. Un artiste comme Alvin Ailey, dont la compagnie Ailey II a été accueilli au Festival de Marseille en 2011, est ainsi un bon exemple du métissage en danse : figure essentielle du modern jazz, il revendique des influences africaines, classique, n’hésite pas à faire appel à des pas classiques. Aujourd’hui décédé, Alvin Ailey a voulu que sa compagnie continue d’exister sans lui : nombreux sont les chorégraphes invités à créer pour l’une des plus prestigieuses compagnies américaines. The Hunt de Robert Battle est un bel exemple du détournement d’une scène de chasse africaine. Alvin Ailey n’est pas seulement une figure majeure de la danse, il est aussi important pour l’histoire des droits civiques aux USA. Il s’est battu pour créer sa compagnie de danse avec des artistes afro-américains au moment où la ségrégation peinait à disparaître. Deux de ses phrases « dance is a weapon » (la danse est une arme) et « dance belongs to the people and it must go back to the people » (la danse appartient au peuple et elle doit revenir au peuple) sont désormais cultes. En 1968, l’année de l’assassinat de Martin Luther King, Alvin Ailey chorégraphie Revelations, une pièce magistrale sur la condition et l’histoire des afro-américains, ode à la liberté et à l’égalité qui continue de tourner dans le monde à l’heure actuelle.

The Hunt de Robert Battle, étudié en classe, montre aussi comment réactualiser une danse ancestrale dans un langage chorégraphie contemporain.

Un artiste majeur de la scène internationale contemporaine, Brett Bailey n’hésite pas non plus à mélanger les époques, les styles et les cultures. Brett Bailey présentera lors de la 21ème édition du Festival de Marseille sa version toute personnelle de Macbeth. Son opéra (car il s’agit bien de l’opéra de Verdi, lui-même tiré de la célèbre pièce de Shakespeare, surnommée la tragédie du pouvoir), se passe à l’heure actuelle au Congo. La musique baroque est jouée sur des instruments africains, et, dans l’histoire, Macbeth est un chef de guerre armé par les multinationales pour perpétuer la guerre civile. Il nous livre une vision pessimiste de l’actualité et du rapport de pouvoir et d’argent entre les hommes, magnifiquement servie par des chanteurs d’une puissance extraordinaire et un dispositif scénique moderne et déroutant.

 

 

 

 

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