La séance de cinéma- Billy Elliot

Le film Billy Elliot de Stephen Daldry clôturera la série des trois projections « en corps libres » à la Bibliothèque de l’Alcazar le jeudi 28 mai à 14h. Le Festival de Marseille reviendra au mois de juin à l’Alcazar dans le cadre du cycle d’été « Écran total ».

Des classes des écoles du Rouet, Estaque Gare, des collégiens de Chenier et Yves Montand y assisteront.

L’histoire :

Billy Elliot est un enfant de onze ans, qui vit dans la ville minière d’Everington dans le comté de Durham, au Nord-Est de l’Angleterre en 1984, au moment des grandes luttes ouvrières contre le gouvernement de Margaret Tatcher. Sa mère est morte, son père et son frère, tous deux mineurs, sont en grève. Dans ce milieu populaire et traditionnel, un garçon doit apprendre la boxe. Alors, quand Billy se découvre une passion et un talent pour la danse classique, il va ébranler les certitudes des uns et des autres. Billy pourra t-il faire accepter son don ?

billy-afficheUne fable réaliste :

Billy Elliot s’inscrit dans une série de films dits de « réalisme social », des comédies qui dénoncent pourtant une situation socio-économique complexe. L’action de Billy Elliot se situe au moment des grèves qui ont paralysé l’Angleterre dans les années 80, dans un bras de fer entre les mineurs et Margaret Tatcher, la « dame de fer ».

Pourtant, la grève des mineurs ne constitue pas le sujet principal du film. Elle est présente tout au long de l’histoire, sert de toile de fond et de moteur à l’action. Mais Billy Elliot reste avant tout centré autour de son personnage principal- qui donne d’ailleurs son titre au film. L’épilogue, résolument optimiste- Billy est devenu étoile dans Le lac des cygnes– encourage à l’affirmation de soi, à suivre ses rêves en bravant les préjugés.

Billy Elliot dresse en effet  le portrait d’un jeune garçon qui se bat pour ce qu’il aime et ce qu’il est, envers et contre-tout, sa famille ou son milieu social. Le film déconstruit les stéréotypes du genre qui sont attachés à certains sports. On retrouve ces préjugés encore maintenant, préjugés qui s’ancrent dès le plus jeune âge dans les mentalités : « la danse classique, c’est pour les filles », « la danse, c’est un truc pour les homosexuels ». L’identité genrée est très forte dans le sport, on trouve d’un côté ceux dits « virils » (le foot, la boxe, le rugby, censés développer le muscle) et de l’autre côté les « féminins », qui développent la souplesse et la grâce (la danse, la gymnastique, le patinage artistique). Souvent les sports jugés féminins comportent une dimension d’expression artistique, comme si seules les filles avaient un tempérament créatif ! Or, les sports dépassent une dimension purement athlétique pour véhiculer des valeurs. On apprend l’estime de soi, le respect mutuel, la coopération entre les individus… Des points communs à la boxe et à la danse.

Billy Elliot a connu un franc succès à sa sortie en 2000. Ce film intelligent et poétique a fait l’objet d’une adaptation en comédie musicale, sous l’impulsion d’Elton John qui en a écrit la musique.

NB : Dossier pédagogique disponible sur demande.

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