Ouverture du Festival de Marseille : Vertigo

Les jeudi 19 et vendredi 20 juin à 21h, la Vertigo dance company ouvrira la 19° édition du Festival de Marseille au Silo avec Vertigo 20. Les écoles Hozier, Busserine, Eugène Cas, Estaque Gare, les collèges Quinet, Izzo et Triolet assisteront à l’une de ces représentations.

Photographie Gadi Dagon

Photographie Gadi Dagon

La Vertigo Dance Company :

La compagnie de danse contemporaine israélienne est dirigée depuis 1992 par le couple formé par Noa Wertheim et Adi Sha’al. Elle est installée depuis 2007 dans un kiboutz en zone rurale aux portes du désert, à quelques centaines de kilomètres de Tel-Aviv : une communauté d’esprit, résidence d’artiste et lieu de vie, basée sur des principes d’entraide, de solidarité et de défense de l’écologie. La transmission fait partie intégrante de leur démarche : une école permet ainsi à de jeunes professionnels et à des amateurs de se former. Les artistes travaillent également avec des personnes en situation de handicap. Le projet « Power of balance », développé avec l’artiste britannique Adam Benjamin, inclut danseurs valides et handicapés et propose des ateliers à travers le monde. Pour Noa et Adi, la danse est un langage universel qui permet de « défier les limites du corps ».

Vertigo 20 :

A l’occasion des vingt ans de la compagnie israélienne, la chorégraphe Noa Wertheim a réinterprété ses créations emblématiques dans une puissante succession de tableaux. La pièce met en scène 12 danseurs dans une ambiance irréelle et poétique, variant entre l’intime et le théâtral, le tangible et l’impalpable. Vertigo 20 est une création sensible, à fleur de peau, qui explore le secret du temps. Les corps, déliés et étonnants, nous donnent à voir des rituels étranges.

Les chorégraphes veulent emmener les spectateurs dans un voyage nouveau et inattendu, sur des territoires peu familiers. A l’excellente technique de leurs danseurs, ils associent un monde plein d’émotions, très personnel. Vertigo 20 ne raconte pas une histoire, mais pourtant, par bribes d’éléments qu’il absorbe et reconstitue mentalement, le spectateur se prend à voyager et à laisser libre cours à son imagination.

Noa Wertheim accorde toujours une place importante à la spiritualité dans ses créations. Florilège de 20 années de recherche, Vertigo 20 n’y fait pas exception. Ce portrait d’une famille étrange nous apparaît comme une fête où la mort et la naissance s’entremêlent, de l’enfance à l’âge adulte, du blanc au noir. Les lignes et les cercles se rejoignent. La formation de la ronde revient ainsi à plusieurs reprises, rapprochant les corps. Cette figure essentielle de la danse des origines ancre la pièce dans un temps presque primitif.

Photographie Gadi Dagon

Photographie Gadi Dagon

La composition chorégraphique alterne entre solos, duos et pièces de groupes, unissons et légers décalages. Le rapport des danseurs entre eux est souvent très physique, ils se manipulent les uns les autres, se soutiennent, glissent ensemble au sol… Le mouvement part beaucoup de la colonne vertébrale, avec une grande souplesse dans les postures et les enchaînements.

La pièce parle à chacun, car elle sollicite l’imagination, nous fait bondir de références personnelles en images inconscientes.

NB : dossier pédagogique disponible sur le site en téléchargement :http://festivaldemarseille.com/zones-dediees/scolaires//a

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s