Le hip-hop, une danse contre la violence

Aux origines du hip hop

Le hip-hop naît aux USA dans les quartiers historiquement black de New York dans les années 1970. Clive Campbell- DJ Kool Herc- invente les block parties, des fêtes de rue, et répète en boucle le moment de la musique qui donne l’énergie pour danser : le break.

Au début des années 1970, le Bronx est en proie à de violents affrontements, des guerres de gangs parmi les populations afro-américaines. Afrika Bambaataa est alors chef des célèbres Black Spades. Il réalise que cette escalade croissante de la violence ne peut que mal finir et commence progressivement à mixer lors de soirées et à se détacher de cet univers. En 1975, la mort de son cousin lors d’une rixe entre gangs le pousse à s’éloigner complétement de ce système. Il fonde la Zulu Nation, en hommage aux guerriers zoulous et aux racines africaines de la plupart des noirs (afro) américains. « Mon but était d’essayer de faire rentrer autant de gens que possible dans l’Organisation pour faire cesser la violence. Alors j’ai fait le tour des différents secteurs, en disant aux gens de se joindre à nous et de cesser la bagarre ». La culture hip hop prend prend de l’ampleur, à travers la musique, le graf, le street wear (style vestimentaire) et la danse- la break-dance- avec comme but affirmer de lutter contre la violence. La première formation du break dance est en cercle : les battles, affrontements dansés, veulent remplacer les bagarres. Le mouvement hip hop sort rapidement du Bronx pour partir à la conquête du monde.

Samn du Collège Chenier, nous résume la naissance de la break dance ainsi : « le hip hop était dansé dans la rue dans les quartiers chauds pour éviter les guerres de gangs ».

Même si le hip hop naît en 1970, il n’apparaît pas du jour au lendemain. Le break s’inspire de plusieurs styles de danse et de culture, notamment toutes les danses afro-américaines, le jazz, lindy hop ou claquettes (elles-même issues du « tapping » crée par les esclaves pour remplacer les percussions interdites par les maîtres). Il emprunte également aux danses du monde, par exemple le Kazatchok, danses de Russie. Très physique, il tient pour beaucoup de la gymnastique : certaines figures sont ainsi nommées d’après des techniques sportives.

« J’ai aimé surtout le kazatchok parce qu’il y avait beaucoup de mouvements qu’on ne rencontre quasiment jamais dans la vie quotidienne ou pas quotidienne, et pour finir, très beaux ». Armel, CM1, Ecole Estaque plage

« Je préfère le hip hop parce que ça bouge ». Cloé, 5°, Collège Chenier

Des styles de hip hop

La break-dance- danse au sol- n’est qu’une petite partie de la danse hip hop aujourd’hui. A celle-ci se rajoutent d’autres types, dont des danses debout : le locking, le popping, le Krump… Le locking est par exemple inspirée de la célèbre affiche « I want you for the us army », elle se danse donc en pointant du doigt dans une direction et en arrêtant les mouvements. Le popping vient en partie de James Brown et de sa musique funk : on isole une partie du corps avant de la faire exploser. Le Krump, danse plus récente (1990) signifie « Kingdom Radically Uplifted Mighty Praise kingdom » et permet de canaliser sa colère, ses émotions : le visage tient une place très importante.

Place à la pratique : une rapide initiation

Nous avons appris quelques mouvements : le footwork, pas de préparation (avant descente au sol), chest pop, six-step, baby freeze, vague… Les groupes devaient choisir leur nom de crew (de groupe). Ceci est très important, car le hip hop est une danse où chacun exprime son identité de manière très forte, revendique une origine, une intention.

« On a appris à faire la break dance et le hip hop. C »était extraordinaire ! » Nesma, CM1, Ecole Estaque plage

« J’ai bien aimé quand Ryad et Nils ont fait des figures ».  Maelle, CM1, Ecole Estaque plage

Collège Louis Aragon, le six-step.

Collège Louis Aragon, le six-step.

Ecole de la Busserine : on apprend la vague (smurf).

Ecole de la Busserine : on apprend la vague (smurf).

Collège Louis Aragon, le baby freeze.

Collège Louis Aragon, le baby freeze.

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