La séance de cinéma : Save the last dance

Jeudi 27 mars, des classes de primaire vont découvrir le film Save the last dance (Thomas Carter, 2011), à la Bibliothèque municipale de l’Alcazar.

L’histoire :

Sara Johnson rêve d’intégrer une très prestigieuse école de danse, la Juilliard School de New York. Mais le jour de l’audition, sa mère meurt dans un accident de la route. Sara renonce à la danse et part vivre avec son père dans un quartier pauvre du sud de Chicago. Elle est l’une des seules filles blanches de l’établissement et peine à s’adapter à son nouvel environnement. Sa nouvelle amie, Chenille, l’introduit dans son cercle d’amies et l’emmène dans un club du quartier où Sara découvre le hip-hop. Derek, le frère de Chenille, va redonner à Sara le goût de la danse. Leur histoire d’amour est aussi celle du mariage entre deux types de danse, le classique et le hip hop.

Un film de danse :

Le couple phare est composé de deux êtres que tout oppose, sortes de Roméo et Juliette des classes sociales. Comme dans toute comédie musicale qui se respecte, la danse permet de s’affirmer, de dépasser les différences et de rapprocher les êtres. Le film s’adresse directement à des enfants et adolescents avec cette phrase emblématique du film : « la seule personne que tu as besoin d’être, c’est toi-même ».

Save the last dance ne se distingue donc pas particulièrement en terme d’originalité du scénario ou même de réalisation. C’est avant tout une histoire d’amour contemporaine établie dans un contexte social, prétexte à de très jolies séquences dansées. Il est l’un des premiers films à réunir la danse classique et le hip hop, très représentatif de la culture noire américaine. Évidemment, la découverte de l’un permet d’enrichir le style de l’autre. La danse classique nous est présentée comme rigoureuse (voire rigoriste), le hip hop apparaît au contraire comme un moyen d’expression plus libre, plus spontané. Sara réussira son audition finale grâce à la confiance en elle que lui apporte le hip hop. Les Sexy dance, Step up et autres « teen movies » exploiteront par la suite très largement cette thématique. Tout le scénario de Street dance repose par exemple sur la collaboration entre un crew hip hop et de jeunes danseurs classiques en formation.

Sara découvre le hip hop. Paramount

Sara découvre le hip hop.
Paramount

Un contexte social :

Le film dépeint une opposition très forte, presque caricaturale entre culture « blanche » et « noire ». Sara Johnson est ainsi la seule blanche, ou presque, dans son lycée d’un quartier pauvre de Chicago. Cela correspond néanmoins à une réalité sociale aux USA, où certaines zones sont encore très ghettoïsées, liées à une politique urbaine des années 1950. Le Chicago montré dans Save the last dance n’est pas ainsi le Chicago touristique, celui de la ville musée habillée de sculptures de maîtres (Picasso, Calder, Kapoor..), mais celui de ces quartiers historiquement « black », en proie à une violence sociale, symbolique et réelle.

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